jeudi 13 septembre 2012

DON'T WORRY, BE HAPPY



Parue cette semaine sur le site de Focus, cette excellente playlist de hipster wallon m'a fait découvrir K-Holes, groupe de revival no-wave mené par un ancien Black Lips, Jack Hines, parti en 2004 alors que débutait le succès viral des garçons d'Atlanta. Dismania, la dernière trace du groupe, n'est pas franchement ce que l'on peut appeler une évidente partie de plaisir. Bad trip de bout en bout, l'album pue carrément la mort, le mauvais sexe, le désespoir camé et la paranoïa urbaine. Exercice de style ou expression de pauvres âmes mises à nu, faut bien avouer que l'on s'en tamponne assez, complètement estomaqués par un résultat du genre à parfaitement satisfaire les grands malades qui pensent que Heroïn du Velvet Underground est un remix de Don't Worry Be Happy ou que In Every Dream Home an Heartache est le plus langoureux des slows de Roxy Music. Album violent, cracra et brutal, avec tout de même quelques éclaircies purement garage et plus jubilatoires, on nage ici principalement dans le même genre de malaise que celui jadis exprimé par The Birthday Party ou Lydia Lunch, entre autres classiques de post-punk psychotique. Une expérience plutôt éprouvante donc, qui rappelle aussi qu'entre de bonnes mains, un saxophone ne balance pas que du miel entre les oreilles, il peut aussi se faire le vecteur d'abominables plaintes blessées et de l'angoisse existentielle la plus pure. En d'autres termes, on tient avec Dismania la plus probable bande originale des meilleurs suicides de l'année. Vite, une corde.


1 commentaire:

  1. salut serge c'est seb, j'avais fait une illustration pour chupacabra il y a quelques années, juste pour te dire qu'à Tournai on a un lieu atelier salle de concert "le water moulin" et k houles vient y jouer le 2 novembre...
    a+seb
    http://watermoulin.bandcamp.com/

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