vendredi 7 septembre 2012

RTBF AVEC M COMME MOSIMANN


Vous vous en doutez si vous avez un peu suivi les clashs sur Facebook et Twitter, les réactions à ma chronique sur la RTBF DJ Experience ont été aussi nombreuses qu'hallucinantes. Ce n'est pas un texte dont je suis très content, trop l'impression de me répéter, mais contrairement à d'autres, à la mauvaise foi parfois exagérée pour le gag et le fun, il a au moins le mérite d'être très sincère : je pense vraiment que ce tout ce qui se trame là, ce que symbolise ce genre de soirée et de système médiatique, brainwashe totalement les gens et mérite d'être amplement conspué. Nananère.

Tout au long de la semaine, je me suis beaucoup amusé des réactions outrancières des fans de Quentin Mosimann, sans parler de la sienne (*), toutes plus totalement barges les unes que les autres, fanatiques, en mode drama queens grave, et confirmant de fait ce que la chronique critique. On a voulu me « signaler » sur Twitter comme on le fait pour bloquer des comptes pédophiles, racistes et nazis. On a invité à me pendre, avant de se rendre compte que c'était illégal et nié avoir publié un tel appel. On a prétendu m'avoir reconnu à Tours & Taxis alors que je lançais ivre mort ("bourasse" pour reprendre le terme exact!) des canettes de bière sur Quentin Mosimann lors de sa prestation. Au moment où c'est arrivé, j'étais pourtant déjà rentré chez moi, avec seulement trois bières dans le citron, vu le manque d'enthousiasme et le dégoût du rhum de pâtisserie. C'est rigolo tout ça, très. Mais ça fait un peu peur aussi, comme déjà expliqué ICI.

C'est aussi nettement moins amusant que de recevoir beaucoup de big ups, de messages d'encouragement, de promesses de coups à boire, de sincères félicitations et d'invitations à des soirées. Surtout quand c'est signé de membres du personnel de la RTBF, voire même de personnes attachées à l'émission The Voice, ou encore de journalistes un peu trop le cul entre deux chaises : obligés de vanter le système alors qu'ils sont fondamentalement d'accord avec ce que j'écris, sans pouvoir trop publiquement partager leur enthousiasme, of course. Ca aussi, ça fait un peu peur. Parce qu'avec d'un côté une grosse harde d'imbéciles zombiesques qui bouffe sans moufter tout ce qui sort des incubateurs de La Matrice et de l'autre une potentielle contre-offensive larvée qui s'écrase pour ne pas perdre son job et ses privilèges, souvent au nom de l'intérêt familial (des enfants à nourrir, you know), au bout du compte, il reste quand même foutrement peu de place pour que lorsque l'on secoue les cocotiers, les noix tombent ailleurs que sur votre propre gueule. Et ça, c'est pas juste un sketch noctambule de lundi matin, c'est un putain de drame !

(*) Monsieur @SergeCoosemans je ne vous souhaite jamais de vivre le moment que je viens de passer. On dit que les coups font avancer, ils font surtout très mal. Je respecte la liberté d'expression mais pas la calomnie: nous sommes en 2012, les clefs usb remplacent les vinyles. La télé a peut être tout changé, tout sauf l'essentiel, il faut toujours autant de travail et d'application pour faire danser les oreilles. Vous êtes le bienvenu derrière mes platines quand vous le souhaitez Monsieur.

4 commentaires:

  1. Je souhaite aucunement apporter de l'eau à votre moulin mais simplement signaler, ce que vous ne faites jamais, que cette soirée avait pour but de récolter des fonds pour Cap48 !!!!

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  2. Serge,

    Ce que vous faites là, c'est évoquer la charité pour minimiser le débat sur un système accusé d'être décervelant. Ce n'est pas moralement très très glop.

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  3. Vos propos sont tellement peu nuancés voir excessifs, sur ce qu'était finalement qu'"une soirée", qu'ils n'invitent clairement pas au débat. Restons en là et bonne continuation !

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  4. Et là ce que vous faites, c'est vous braquer sur les passages purement sarcastiques pour éviter d'aborder la charge critique nettement plus réfléchie. Pas fort glop non plus.

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