samedi 28 avril 2012

JIMBO


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jeudi 26 avril 2012

UN HYMNE (4)



Cela fait 250 ans que j'essaye de pondre un post sur les meilleures reprises du monde. Cela fait genre 25 ans, depuis une certaine émission de France 2, Les Enfants du Rock avec Stan Ridgway, qu'à chaque fois que je me colle à l'exercice, la vampirisation de Ring of Fire par Wall of Voodoo m'apparaît comme indépassable en son genre. Claque dans ma gueule d'ado, cette version  de chanson culte - je ne savais même pas qu'elle était de Johnny Cash à l'époque- a depuis, à mes oreilles, toujours sonné plus que parfaite : spectrale, malsaine, arrogante. Tout ce que j'aime.

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mercredi 18 avril 2012

THE AVENGERS = LES ENFOIRES


Je suis désolé, je n'irai pas voir The Avengers (qui sort la semaine prochaine). Ca me fait trop penser aux Enfoirés, ce principe de réunir des personnalités pour une bonne oeuvre, en l'occurence : sauver la Terre. Bien sûr, il y a Scarlett Johansson à la place de Mimie Mathy mais tout ce qu'il faut avoir vu de Scarlett Johansson dans la vie se trouve sur Tuxboard et j'ai déjà vu ça, rhhhaaaa ouais, j'ai déjà vu ça, ouaaaaiiiisssss, han han, j'ai déjà vu çaaaaa. Hulk est là aussi mais Hulk, c'est toujours la même chose, comme chez Jean-Jacques Goldman : il peut tout faire mais il ne faut quand même pas trop lui en demander car ce qu'il fait, il le fait surtout à sa tête. Qui est grosse. Nick Fury ? Nick Fury = Coluche, bien sûr !!! Comment dit-on « enfoiré » en américain ? « Muthafucka » ! Qui joue Nick Fury dans le film ? Samuel L. Jackson. Qui est l'inventeur du concept « very bad muthafucka » ? Samuel L. Jackson. Bref, total plan d'enfoiré, muthafucka !!!

Thor, c'est Patrick Fiori. Un type qui se prend vraiment beaucoup trop au sérieux. Notre Dame de Paris, les sagas vikings, en 2012, c'est tout aussi ringard l'un que l'autre mais ils s'en foutent, Thor et Patrick Fiori, ils continuent de se pavaner comme si ils étaient Bill Gates en personne. Iron Man/Tony Stark, c'est forcément Gérard Jugnot. Ou Kad Merad. Ou Pierre Palmade. Ou Muriel Robin. On s'en fout, c'est un comique, quoi. Restent Captain America et Hawkeye. Celui-là, c'est sûr, c'est Maxime Le Forestier. Avec son arc et ses flèches, il a ce côté hippie qui se prend pour un peau-rouge. Et Captain America ? Bon, ben, c'est Frédéric François. On le croit mort, il est toujours là. On le croit fini, il tourne toujours. Il a aussi face aux sons actuels -rock, rap, techno- cet air ahuri qu'aurait n'importe qui qui a hiberné une cinquantaine d'années sous la banquise. Donc voilà, Enfoirés, Avengers, même combat. Sauf que du côté des Avengers, les sous vont dans les poches de la Marvel, pas des charclos. 

Texte également publié sur The Comedy Office (beta)
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vendredi 6 avril 2012

PIRE QUE DU ED WOOD


Il y a ce film, Bellflower, qui devient tout doucement culte : repéré à Sundance, bon buzz critique, tout le toutim. Sans forcer, c'est je pense la pire merde qu'il m'ait été donné de voir de mon existence entière et pourtant, depuis 1969, j'en ai bouffé du navet, à la tonne, y compris avec des bouts d'Aldo Maccione, Jean Lefebvre et Bernard Menez dedans. A part qu'une des deux meufs est une sacrée bonnasse, rien ne m'a plu dans cet exercice masturbatoire pseudo-social mené par un quatuor d'acteurs à demi mongolos, à côté de qui Beavis & Butthead ressemblent à des dignitaires d'une compagnie shakespearienne. De fait, le principal supplice, qui tient carrément de la goutte chinoise tant il se répète, ce sont les dialogues et leur nombre incalculable de « cool », « totally awesome » et autres «seriously, dude ». Après, il y a le semblant d'histoire, véritable exercice pour psychanalystes du mercredi après-midi.

Nous avons donc deux potes fans de Mad Max qui passent leurs journées à se défoncer et à construire une bagnole équipée d'un lance-flammes, au cas où surviendrait l'apocalypse. L'un des deux, pas très détendu du slip, se tape une chose mi-meuf, mi-thon, visiblement sa première fois. Elle le trompe, il disjoncte et s'imagine alors plein de trucs bien couillons dans son petit ciboulot, notamment que son ex lui fait tatouer une moustache et des rouflaquettes ridicules sur la gueule et que tout son entourage se met à mourir ou à drôlement saigner. That's it. Seriously, dude. Quand on sait que le mec qui a pondu cela a passé trois ans dessus, joue dedans et considère ce film comme capable de le sauver de sa vie de slacker, que pouvons-nous dès lors conclure, mon cher Sigmund ?

Ach, que tout cela est très symbolique, bien évidemment, mais d'un symbolisme encore très anal. L'automobile est le symbole du film en soi, les protagonistes y mettent tout leurs espoirs, toutes leurs énergies. La grosse angoisse, c'est que la copine/le public délaisse le personnage/le réalisateur et qu'après, le tatoueur/la critique se foute grave de sa gueule. Il prévient : si ça se passe comme ça, ça sera la fin du monde et il brûlera même des gens au lance-flammes. Bref, pas content, notre jeune ami va en mettre partout. Kakabüm. Du joujou avec son popo, on passe ensuite au joujou avec son zizi quand certains vont crier là à la quintessence du cinéma indépendant américain. Auquel cas, la meilleure réponse tient dans un paragraphe de cette critique-ci, où il est dit que tant dans le cinéma indépendant que dans la musique « indie-rock, pop ou folk », c'est désormais le règne du nombrilisme, la passion du « rien-dit, de l'égocentrisme et du culte rétromaniaque du médiocre ». Yeah, dude. That is totally awesome.

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mercredi 4 avril 2012

ALL TOGETHER NOW!



Le principe : résumer un classique du cinéma par son pitch le plus basique et de préférence drôle, voire trompeur. Quelques jours de démocratie participative et puis, compilation et best of un de ces quatres chez The Comedy Office. Vous pouvez vous lâcher ici ou sur Facebook...

Mi-bite, mi-cafard, il fout le souk dans un vaisseau spatial où il est permis de fumer.

Il manque de baiser sa soeur, son père est une ordure et son meilleur pote a été transformé en glaçon. Il n'ose pas être vénère de peur de devenir vraiment méchant.

Jeune puceau, il rêve de lapins et d'accidents d'avion.

Un employé du secteur tertiaire se prend pour Brad Pitt, se suicide et fait sans doute s'écrouler le système bancaire dans la foulée.

C'est Medal of Honor avec Tom Hanks.

C'est un encoulé qui encoule tous les encoulés de cette encoulée de sa mère de Miami Beach. T'entends, encoulé ? Je t'encoule.

Chef, on a retrouvé le caméscope d'un gros geek qui a continué de filmer jusqu'à ce qu'on lâche la bombe sur Central Park.

C'est un mec qui tue des jeunes et se fout de la gueule d'un dessinateur de cartoons, d'un journaliste alcoolique et d'un flic à noeud papillon pendant plus de 20 ans.

Ce con de flic a vraiment TOUT gobé.


On va aller dans ton rêve mettre trois autres rêves et si ça ne marche pas, le Niaouké sera tout vieux à la fin.

J'ai peut-être pas l'air bien méchant avec ma petite gueule, mon cure-dent et ma veste de gitan mais les mecs, je vous promets, faites pas chier ou ça va être le festival de la saucisse.

La fille est bonne mais la mère couche, ELLE!
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mardi 3 avril 2012

LA HAINE PURE


J'ai le souvenir de lire des interviews de Romain Gavras où à chaque paragraphe, je trouvais au moins une bonne raison de le frapper. J'insulte fastoche mais pour me donner envie d'envoyer du gnon, il faut se lever tôt, y aller sévère, poser du lourd, et ce n'est pas donné à tout le monde, vraiment pas, d'ainsi m'exciter jusqu'à la haine pure, celle qui justifie la violence. Je n'ai d'ailleurs jamais très bien compris pourquoi ce clippeur de merde et sans la moindre idée originale (pompita Chris Cunningham, pompito Peter Watkins) me faisait à ce point péter une durite. Réaction viscérale, qui doit tenir du karma, ai-je conclus au moment de refermer le dossier et de commencer à éviter comme la peste tout magazine avec sa tronche dessus et tout buzz autour de son nom. Puis, un peu par hasard, j'ai été amené à voir son film, Notre Jour Viendra, qui est pour le moment curieusement visible en intégralité (tronçonnée) sur You Tube. Et j'ai adoré ça, vraiment.

Je n'ai pas honte à l'avouer, j'ai en partie aimé parce que je suis snob et que lorsque le cinéma français ne fait plus qu'aligner les couillonnades prétendument feel-good à la Walt Disney (Intouchables, Ch'tis, Marsupilami...), il me semble politiquement important de rejoindre le Côté Obscur. Plus primordial, il se fait que j'aime par-dessus tout les films qui éclaboussent, qui remuent la merde, et à ce niveau, j'estime avoir été décemment servi par Notre Jour Viendra, qui tient tout de même plus du brulôt carrément punk que de la comédie trash. C'est qu'il ne faut pas se fier à son pitch couillon, digne de Dumb & Dumber, le coup des roux qui se révoltent contre tous ceux qui se foutent de leurs billes. C'est un énorme leurre, ce pitch, vu que le film tient plutôt de la furieuse charge frontale contre la société toute entière (jeunes, vieux, handicapés, gays, rappeurs, gothiques, geeks, clochards, hétéros, boudins, bonnasses, juifs, arabes, gens du Ch'nord, bourgeois de Calais...). Sans glorifier, ni condamner, la haine et la folie, il raconte surtout une sombre affaire de pétage de plombs, de déclassement social, de nihilisme suicidaire ; Fight Club chez les ch'tis, le côté pubard en moins. Il y a bien quelques maladresses et un côté Bisounours gratuitement trash, Romain Gavras restant fidèle à lui-même, pas fort finaud et toujours partant pour mine de rien beaucoup voler ce qu'il a vu ailleurs (en l'occurence du côté de Bertrand Blier époque Calmos) mais n'en demeure pas moins qu'après Enter The Void, Les Derniers Jours du Monde et Un Prophète, c'est tout simplement et très étonnament ce que j'ai vu dernièrement sortir de mieux de la France contemporaine. Ouais, carrément.
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dimanche 1 avril 2012

LA FRITE GOES TO HOLLYWOOD

Après notamment ceci, voici une autre de mes contributions à The Comedy Office, site désormais en phase de beta-testing. Ma pomme au concept, my good pal Magic Magyar Matyas New Brol Order à la technique, voici un aperçu de la carrière à venir de Jérémie Renier. 

Acteur perfectionniste, véritable Robert De Niro du plat pays, Jérémie Renier brille en ce moment de 1000 ampoules de salle de bain dans le rôle du regretté Claude François. Tout donner, rien lâcher, le succès de ce film barracuda promet au jeune acteur belge de 31 ans une carrière internationale énormissime, la profession ne pouvant désormais plus se passer de ce talent formidable, de ce mental trop fort, qui lui permettent d'adopter le physique, la coiffure et le look de personnages connus jusqu'à la confusion mimétique la plus complète. Plus que de simples rôles, ce sont de véritables performances que nous livre le pétillant blondin et en totale exclusivité mondiale pour The Comedy Office, voici les 5 projets les plus palpitants auxquels est en ce moment attaché celui que l'on surnomme aussi déjà La Frite.








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