samedi 20 avril 2013

COMMENT JEAN QUATREMER M'A RUINER LE LOL, L'ENKULE





Vie de merde, ville de merde. En faisant part sur ce blog dimanche dernier, le 14 avril, de ma lassitude d'habiter Bruxelles et du dégoût de ce qu'il s'y passe au quotidien, il s'agissait surtout de lancer une idée collaborative à exploiter. Celle d'une parodie du site Vie de Merde. C'est mon genre d'humour, cela m'amuse, et il n'aurait nullement été question de partager des aigreurs et des solutions qui, si elles existent, me restent avant tout personnelles et privées. Au contraire, cela aurait été de la bonne rigolade à la Snuls. Esprit zwanzeur, humour trash, grosses louches critiques, Radio Vipère. Point.

Ce vendredi 19 avril, sur Twitter, le journaliste Jean Quatremer s'est mis à utiliser à outrance le hashtag #villedemerde dans un esprit sensiblement différent, et cela a excité pas mal de trolls que je trouve particulièrement mongolos, une belle bande de gros beaufs. Des hooligans de réseaux sociaux qui défendent l'honneur de Bruxelles comme celui d'une équipe de foot. C'est stupide, bas de plafond, un peu effrayant même. Je n'ai aucune envie d'être associé à cela et c'est pourquoi je mets aujourd'hui fin en urgence à cette idée de parodier le site VDM de quelque façon que ce soit.

Entendons nous, sauf pour déconner, je n'ai rien à redire à Quatremer, avec lequel je suis évidemment quasi entièrement d'accord sur Bruxelles. Je ne revendique nullement la paternité de #villedemerde et je n'accuse pas (sérieusement) Quatremer de m'avoir piqué le concept. Je tue l'idée dans l'oeuf parce que je n'avais envie que de bonne et saine rigolade, pas d'être associé à un débat avec un tas de gros moisis du cerveau. Je n'ai pas le centième de l'audience de Quatremer (388 followers contre plus de 45 000). Or, fort de ce lectorat, quand il emploie #villedemerde, dans l'esprit des gens, cela devient DE FAIT son bouzin, même si d'autres, anos ou micro-célèbres, l'utilisaient avant lui, avec peut-être eux aussi certaines idées et ressorts comiques à exploiter. Depuis vendredi, tagguer #villedemerde en parlant de Bruxelles revient donc à participer à SON débat. C'est la loi du web, c'est comme ça, très Far West et je m'y plie, sportif. Que cela soit déplorable ou non en est un autre, de débat, mais celui-là non plus, je ne suis pas certain d'avoir fort envie d'y participer.
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dimanche 14 avril 2013

VILLE DE MERDE (1)


J'en suis venu à détester Bruxelles, complètement, globalement, cordialement. La mentalité des gens, leur façon de se comporter et même de s'habiller. Leur physique, carrément, à vrai dire (faces de garçons vachers, poupées pouffiasses). La STIB, son service indigne, sa Gestapo interne. Ce monumental foutage de gueule qu'est la politique locale. Les travaux permanents, le boucan, les lubies bobo genre « picnic devant La Bourse » ou « Madou piéton ». La disparition ou la transformation en grottes d'inintérêt profond de tous les commerces chez qui je trouvais mon bonheur. L'offre horeca, surtout : lorsqu'il y a 10 ans, j'écrivais pour Le Petit Fûté et les pages « sorties » de Zone 02, j'étais capable de citer, sans prendre le temps de la réflexion, au moins une quinzaine d'endroits estimés mirifiques où j'avais envie de me retrouver pour grailler, danser ou picoler. Aujourd'hui, il arrive que l'on prenne plus de vingt minutes pour décider d'un bête rade où boire une simple bière. Pour tout de même se retrouver au Bistro des Restos. Et pester contre le service approximatif, pas pire qu'ailleurs, et les doses d'alcool de dé à coudre des cocktails, comme partout.

Ce samedi soir à la Zufunkt (peu de monde, hipsters polysexuels habillés de noir, beaufs sportifs, Maes Pils en bouteille, musique moyenne), j'ai discuté de ça avec des gens qui n'étaient pas d'accord. Un type m'a dit que ce que j'écrivais sur Bruxelles était rigolo mais désespéré. Je ne le crois pas. Je me sens bloqué ici mais quand je me sens bloqué, cela ne m'accable pas. Je cogne, je mords, je crache mon venin, je sappe, je rigole, je cherche la sortie, des alternatives. C'est la fight, la volonté d'écraser totalement l'adversité, tout le contraire du désespoir. Un autre comparse, qui bosse à la Commission Européenne, pense quant à lui que d'ici une dizaine d'année, Bruxelles sera un mix de Washington et d'Istambul (pour son incroyable énergie jeuniste, nul racisme ici). L'Euro Bubble rajeunirait et chercherait par conséquent des loisirs plus trash et excitants que les commissaires européens au minimum quinquagénaires qui s'enferment aujourd'hui à Woluwé et Tervueren. Je ne partage pas cet optimisme. Au contraire, je vois carrément ce scénario comme relevant de l'invasion de trous de culs. Comme ça, c'est clair.

Plus rien ne me retient ici, sinon des raisons matérielles et l'ignorance totale d'un autre endroit où il me plairait d'habiter. C'est une prise de conscience bénéfique, énergisante, l'effet pillule rouge de Matrix. Cette ville est complètement nulle, moche, gérée et habitée par des ploutocrates. Elle mérite de se faire biffler et c'est précisémment ce que je propose ici, une nouvelle rubrique, Ville de Merde, bien évidemment inspirée de Vie de Merde. Vous pouvez y participer, soumettre des propositions de phrases courtes et définitives. Exemple :

14-04-2013 : Formidable quartier Brugmann/Lepoutre : cinq minutes de soleil et on ressort les frocs orange et les poussettes à trois roues. Le look Prince Laurent a de l'avenir #villedemerde


15-04-2013 : Entendu à la wasserette : Le hongrois, ça vient de l'allemand, c'est la langue de l'Empire austro-hongrois #Monsieurjesaistout #Villedemerde
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lundi 1 avril 2013