vendredi 28 novembre 2014

QUI VEUT DEROBER DES MILLIONS?

Robin Williams, Robbie Williams, Robbing Millions. Si c'est vrai que le nom s'est ainsi trouvé, comme le prétend le dossier de presse du label PIAS, il ne faut pas en faire toute une histoire. C'est de l'humour belge, qui joue sur les mauvaises prononciations locales, qui implique un humour tordu, du second degré à revendre ainsi qu'une certaine modestie. Encore que dérober des millions, c'est une destinée qui paraît possible pour Robbing Millions, déjà très professionnel et plein d'expériences après seulement 2 années d'existence. 
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CE N'EST PAS UN HASARD QU'EDEN...



Vendredi après-midi, j'ai été voir Eden à l'UGC-Toison d'Or. Nous étions quatre dans la salle : un grand type au regard mauvais habillé tout en bleu, peut-être un flic de la BSR nostalgique de ses années house-music passées à infiltrer les discothèques à la recherche de consommateurs d'ecstasy à prendre en flag ; une fan typique de cinéma français (la trentaine finissante, les lunettes de vieille, les cheveux courts, le pull beige...) ; un clochard en vieil anorak tâché de gras, et moi. Je m'avance peut-être mais, de ce lot improbable, je pense avoir été le seul à capter la moindre allusion balancée dans le film et même à connaître, indirectement, via Facebook, ou dans le cadre du boulot, certaines des personnes dont les acteurs jouent le rôle.
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PAR AMOUR DE LA SCIENCE, JE ME SUIS DROGUE



Ce week-end, je me suis camé comme un gros cochon aux "drogues digitales", c'est-à-dire des fichiers MP3 et des vidéos sur YouTube censés "hacker" l'activité cérébrale, exactement comme le font les produits stupéfiants. Ca n'a pas vraiment fonctionné, peut-être parce qu'à 45 balais, mon ouïe de vieille bique ne perçoit plus certaines fréquences.
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LES 3 REPAS ET 5 FRUITS PAR JOUR DE DAVID BOWIE


C'est dingue le nombre d'anciens clubbeurs, de djs et de demi-junkies reconvertis en gastronomes de réseaux sociaux, me suis-je dit l'autre soir, en inspectant les sages photos de panna cotta et de chouquettes postées sur Instagram par quelqu'un que j'ai jadis souvent croisé complètement défoncé au Fuse et au Mirano, désormais chaque dimanche en pleine forme aux fournaux. Coïncidence ?
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ELECTROCITY # 5 (fin)  : PARIS, OU COMMENT LA FRENCH TOUCH TRANSFORMA LA HOUSE EN POP


De Laurent Garnier, Saint-Germain et Dimitri from Paris à David Guetta, en passant par Daft Punk, c'est curieusement à Paris, que l'industrie, les majors et les médias parviennent enfin à transformer la house et la techno en nouvelle pop. De 1994 à 2001, la French Touch bouleverse le milieu musical électronique international, pas forcément pour un mieux, puisque préfigurant aussi le boom EDM et la dance-music hyper-mainstream du Las Vegas des années 2010.
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ELECTRO CITY #4 : BERLIN, DU DISNEYLAND GOTHIQUE A LA EASY JET SET



Berlin n'a pas toujours été la capitale allemande de la musique, encore moins de la techno, mais c'est via ses discothèques et ses labels locaux que bon nombre d'artistes de Detroit purent faire de leur hobby un véritable métier. C'est aussi à Berlin que la techno se mit à flirter avec l'avant-garde ainsi qu'à lamentablement patauger dans le mainstream et même la schläger.

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samedi 1 novembre 2014

ELECTRO CITY # 3 : MANCHESTER, MADCHESTER, GUNCHESTER



Il existe une tradition de musiciens afro-américains marginaux aux Etats-Unis qui marquent considérablement les esprits d'Europe, dont la musique et la mystique donnent des idées neuves aux producteurs d'ici. Ce fut le cas avec un certain jazz, avec un certain blues, et ce fut aussi le cas il y a 25 ans avec la house et la techno, qui à Manchester et à Berlin, chamboulèrent tout sur leur passage mais s'apprivoisèrent aussi, au point de commencer à parfaitement s'intégrer à la pop-culture.
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POUR LE BIEN DU JOURNALISME NOCTAMBULE...



Je suis encore tombé sur un de ces magazines qui parle de la nuit comme d'une "aventure trépidante", traque les "trésors culturels", recommande les "bons plans", bref, use et abuse d'un vocabulaire rance et de clichés wizz. Cette feuille de chou manifeste pourtant le désir de non seulement marquer son époque mais aussi de s'en faire le scribe éclairé.
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ELECTRO CITY # 2 : CHICAGO / COMMENT LA HOUSE MUSIC VENGEA LE DISCO



Toujours marginale aux Etats-Unis, la house-music fait aujourd'hui partie de l'ADN des charts européens. Les tubes d'ici en retiennent la forme mais courent toujours après le sens, l'essence même, et surtout la grâce, des prophètes de cette véritable religion musicale du ghetto de Chicago. Un européen blanc comprendra-t-il un jour véritablement la house ? Il reste permis d'en douter.
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LE CLUBBING DE 2020, C'EST LE TAI-CHI



Selon Mixmag, qui a déniché sur You Tube une interview jusqu'ici peu vue de Jim Morrison, "l'Oracle" aurait prédit en 1969 l'avènement des musiques électroniques. Dans le clip, on y voit en effet Jimbo supposer que dans 4 ou 5 ans, la musique des nouvelles générations pourrait combiner le blues, le folk, des bandes et des machines.
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CUITES D'UN FUTUR PROCHE



En 1970, l'écrivain James Graham Ballard expose au New Arts Lab de Londres trois bagnoles accidentées. Il n'a pas choisi les modèles au hasard: la Pontiac A60 représente selon lui une "phase particulièrement baroque" du design automobile américain et les deux Mini choisies symbolisent évidemment les Swinging Sixties, alors en phase terminale. Le soir du vernissage, on compte une centaine d'invités, parmi lesquels circule une femme à la poitrine dénudée, qui interroge chacun d'eux sur leur ressenti face aux voitures démolies. L'interview est instantanément diffusée sur une télévision en circuit fermé et cela, mêlé au reste, provoque une tension extrême parmi les convives.
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ELECTRO CITY # 1 : DETROIT, L'ESPACE, LE TEMPS, LE GROOVE ET UNE INFINIE MELANCOLIE



Detroit, la ville Blade Runner à l'ambiance Mad Max, a accouché il y a environ 25 ans d'une utopie musicale un peu sectaire, un peu prétentieuse, mais toujours génératrice de mystique : la techno, cette nourriture de l'esprit qui ne cherche pas à vous arnaquer. Ou si peu.  
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