mercredi 1 novembre 2017

LE SERVICE APRES-VENTE (2)

Le Service Après-Vente raconte les coulisses, le making-of, balance les « scènes coupées » et répond aux critiques des papiers que je pond dans différents magazines et sur quelques sites.
Cette semaine : Crash Test « réservé aux abonnés » sur le site du Focus Vif.

Le service marketing de Roularta, l'éditeur du Focus Vif, a décidé que mes chroniques pour le site ne paraîtraient désormais plus en accès libre. Pour les lire, il faut donc s'inscrire ou s'abonner. Cela ne m'enchante guère mais comme n'importe quel pigiste, je n'ai pas vraiment de recours contre cette décision commerciale. J'ai fourni du contenu, ils me l'ont payé, après s'ils ont envie de mettre la chronique sous cloche dans le bureau du patron comme un album inédit du Wu-Tang chez Martin Schkreli plutôt que de gratuitement la distribuer sur les autoroutes de l'information, c'est leur droit le plus strict et je n'estime pas avoir à moufter là contre. Je sais : j'ai une mentalité de petit commerçant, pas d'artiste.

Cela ne m'enchante donc guère mais il y a quand même un truc qui me botte bien dans cette affaire. C'est qu'elle tombe pile-poil à un moment où les réseaux sociaux me gavent de toutes façons comme ils ne m'ont jamais gavé. 10 ans de présence et c'est devenu aussi aliénant que la téloche. Or, comme une chronique en accès limité, ça se lit, ça se partage et ça se commente drôlement moins que lorsqu'elle est publiée « en clair », ça allège tout de même vachement aussi le service après-vente. Moins d'andouilles à qui répondre, moins de cons à envoyer balader, moins de débats biaisés dans lesquels être aspiré. C'est ennuyeux pour ma petite gloriole personnelle mais drôlement plus sain. Carrément détox, même. A l'ancienne, « take it or leave it ». Pondre sa petite bafouille et la laisser vivre sa petite vie tandis que l'on vaque à d'autres occupations. Ne plus rester des heures et des heures derrière un écran à répondre aux débilités ou, pire, les rechercher et les provoquer. Seulement revenir à ce que l'on a écrit une semaine ou 10 jours plus tard. Principalement utiliser les réseaux sociaux pour dégotter de la culture, des bitures, de la fesse et de temps à autre, de l'amour et des logements. Bref, arrêter d'y faire la concierge et ne pas se transformer en Marcel Sel. Je maintiendrai.