mardi 6 novembre 2012

LE COLLECTOR DE L'ANNEE



Le collector de l'année, c'est cet article sur l'histoire du téléchargement, plutôt illégal, que j'ai rédigé pour la revue Politique. Il n'y figure pas une seule fois le mot "putain" et l'information y est consciencieusement contextualisée. Un véritable exercice de style.
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mercredi 29 août 2012

LA TRISTE MORT DU FACTEUR WAOW


Avec Caroline Music, le quasi (*) dernier disquaire indépendant de la ville qui disparaît, et la librairie Darakan qui ferme ses portes, c'est un « certain » Bruxelles « alternatif » qui se meurt encore un peu davantage. Soyons francs : ado, ces magasins ont beaucoup compté pour moi et, plus tard, ils sont devenus des buts de promenades en soi. Ces dernières années, par contre, je n'y achetais plus grand-chose. Peut-être qu'y claquer régulièrement 50 balles comme je le faisais jadis leur aurait permis de vivre encore quelques années ? Peut-être pas ? Il y a , je pense, quelque-chose d'inéluctable -l'air du temps, l'offre, la demande...- qui pousse au trou ce genre de commerces, au fond d'obédience punk. Disquaire indé et libraire spécialisé dans les trucs gay, les polars et le cinéma, ce sont sans doute des métiers disparus. Il va bien falloir l'admettre et passer à autre chose. Via un bête Iphone, j'ai aujourd'hui accès à plus de culture « alternative », de savoir et d'items commercialisés que Caroline Music et Darakan réunis n'auraient jamais pu m'en offrir. Je ne pense donc pas que c'est la culture « alternative » bruxelloise qui disparaît avec la fermeture de ces magasins. Ce sont plutôt quelques-uns de ses passeurs et de ses symboles qui disparaissent mais vu que l'accès à cette culture n'a jamais été aussi facile et neutre, est-ce tellement grave ?

A priori, non. Cela ne change quasi rien à ma consommation culturelle. Par contre, cela transforme énormément mon environnement, détruit un peu du lien qui m'unit à cette ville, à ses habitants. Je me ballade dans le Centre-Ville avec derrière l'oreille l'envie de claquer quelques kopecks et je ne trouve plus aucune vitrine qui ne me donne envie de la lécher, aucun magasin pour moi très engageant. Je suis dans un univers particulièrement repoussant de boutiques de fringues pour cagoles, demi-hipsters, Guetta en devenir et Flamoutches en pleine reconquista. Ca pue la gaufre, la praline, la babelute, le kebab, la bière et les moules. C'est plein de snacks pourris et de night-shops qui blanchissent l'argent du trafic international du fil de cuivre. Les dernières friperies rock ne sont même pas foutues de dégotter une veste de cuir correcte à Saint-Cloud ou Amsterdam et vendent donc leurs merdes de gitans par pure fainéantise. Je sais où trouver et acheter ce dont j'ai besoin, ce n'est pas le problème. Ce qui me chipote, c'est que je ne trouve plus aucun endroit où me laisser tenter par l'acte d'achat compulsif, où me faire séduire par le facteur Waow, cette euphorie shopping qui m'a jadis fait rapporter à la maison avec beaucoup de bonheur sur le paquet de bien grosses conneries des Galeries Agora, des petits disquaires, des bouquinistes, des vendeurs d'affiches et de babioles, etc... En fait, c'est tout comme si cette ville n'avait plus rien à offrir à des types comme moi, déjà vieux mais toujours rebelles, rigolards mais aussi portés sur la prise de tête au ciné et dans les livres, coquets mais trop pour H&M et pas assez pour Margiela et Dansaert. C'est comme si Bruxelles m'invitait à ne tout simplement plus sortir de chez moi et à tout gratter du web. Ou à rentrer dans le rang, choisir entre Louise, Uccle ou Rue Neuve. Ou alors à dégager. Mais pour aller où ? La dernière fois que j'ai été à Londres, c'était exactement pareil. Comme sans doute partout ailleurs. La disneylandisation de l'espace urbain et la victoire  absolue du puta-store, pas vraiment nouveau comme concept. What a waste.

(*) Il reste Sunset Music à La Bascule
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jeudi 16 août 2012

A BAD REVIEW CAN RUIN YOUR LUNCH

Comme à chaque fois que je secoue un peu le cocotier, on m'accuse d'être aigri, frustré, vilain, et patati et patata. Très amusé, je me suis demandé à quand remontait pour la première fois ce genre d'accusation envers un critique, tant c'est récurrent depuis ainsi dire toujours. DJ Eva Braun, par ailleurs critique littéraire et romaniste de formation, pense avoir retrouvé le premier zygoto à avoir ainsi colporté des ragots sur la balle d'un autre débilosse suite à un transit intestinal perturbé. Récit à 4 mains, et un tout gros poke pour sa peine. 

Le début de la critique littéraire, c'est La Poétique d'Aristote, où il balise les genres, considérant que certains sont plus « nobles »que d'autres. Harry Totote nous sort un gros traité sur comment bien faire de la littérature et, jusque là, tout va bien. Il faut de fait attendre quelques tours d'horloges, jusqu'au 17ème siècle, pour qu'une bande de branlos décide de figer ces règles et de tirer de La Poétique une interprétation dogmatique. Du coup, certains écrivains trouvent cela aussi lourd qu'un article d'Eric Zemmour et s'en plaignent chez Ruquier et Ardisson. Grosse polémique dont on retrouve la trace dans la préface du Bérénice de Racine, en 1671. Toute cette agitation intellectuelle, ce ping-pong brillantissime digne d'un vieux Patrice Leconte bien connu, cela fait pousser du melon, c'est le grand concours du mollet enflé : il ne tarde même pas à ce que certains critiques se targuent d'aider à la création des oeuvres. Boileau, par exemple, en vient un moment à faire croire qu'il est à l'origine d'écrits majeurs de La Fontaine, Molière et Racine. L'ambiance du moment, c'est comme pour les chroniqueurs de Rolling Stones, du NME et de Playboy dans les années 1970 : la totale hype, free drugs, free sex, Tony Montana déclassé. Le XVIIème siècle rationaliste fait des critiques des stars, des « censeurs solides et solitaires que la raison conduit et que le savoir éclaire » (Boileau toujours, pour le coup aussi éclairé que la station de métro du même nom). 

 Moins pressés que les flics lors d'une bagarre d'Arabes, les Romantiques déboulent 200 ans plus tard en se comportant comme les Tokyo Hotel de l'époque : un total plan émo. Entré dans les annales, un gros bon statut Facebook de Madame de Staël, le Nicola Sirkis d'alors, en appelle au « rétablissement des droits de l'originalité à la place du joug de la création », ce qui consiste tout simplement à envoyer chier le moindre détracteur. L'écrivain est perçu par le fan-club Mustango comme un génie solitaire que ne saurait atteindre la sale bave des vils crapauds, forcément jaloux, donc aigris. Et, décident-ils, pour qu'il y ait critique recevable, il faut que le critique soit lui-même créateur. Même s'ils s'habillent tous comme le groupe Visage, les Romantiques croient à l'individualité et au génie, et prônent que « chaque individu recommence, pour son compte, la tentative artistique et littéraire » (@MarcelProust en réponse à @Sainte-Beuve). Bref, c'est là que sur les forums de puceaux qui visitent les cimetières pour graver le nom de Mylène Farmer sur les tombes, on commence à se gausser des critiques qui ne peuvent atteindre de tels sommets créatifs. DJ Flaubert lâche dans la foulée le véritable boulet de canon qui chamboulera à jamais la vie de Thierry Coljon : « Je voudrais bien savoir ce que les poètes de tout temps ont eu de commun dans leurs œuvres avec ceux qui en ont fait l’analyse ! Plaute aurait ri d’Aristote s’il l’avait connu ! Corneille se débattait sous lui ! »

Au XXème siècle, les émos ont gagné et vont passer une bonne partie du centenaire à se branler la nouille sur plein de concepts un peu ardus à intégrer entre l'apéritif et l'écoute du dernier Brian Jonestown Massacre, plaisirs simples pour gens simples : analyse littéraire psychanalytique, sémiologie marxiste, sociologie structuraliste... Via Roland Barthes, qui n'est pas la père de Yann, et Bourdieu, qui n'est pas une insulte homophobe, on en viendra toutefois à réfléchir sur le concept même de critique et de valeur littéraire et/ou culturelle, ce qui détend tout le monde du gland et nous mène aux années 70 et 80 -Lester Bangs, Nick Kent, Antoine De Caunes, Gilles Verlant, Laurent Chalumeau, Nicolas Ungemuth- en gros, à cet étrange instant où les gens qui écrivent sur d'autres gens se sortent un peu les doigts du cul. Tout en se faisant malgré tout insulter par des zigomars calés sur des concepts émo-core du 19ème siècle. Alors, pas belle, la vie ? (sc + cd) 
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mercredi 15 août 2012

GODWIN BUT YOU LOSE



Je crois que c'est une grande chance que j'ai vécu les années 80, que ma façon de penser et mes goûts culturels s'y sont développés. Dans les magazines que je lisais (Starfix, Rock This Town...), les journalistes avaient souvent le verbe haut et joyeusement trash, jamais derniers pour la pignolade et la polémique. Non seulement, c'était amusant à lire mais en plus, cela développait vachement bien le sens critique. On n'était, par exemple, jamais certains que ce qui était publié relevait vraiment du premier degré. Ca apprenait à relativiser, à mieux appréhender un humour qui relève de ce que l'on appelle à Bruxelles la zwanze, cette rigolade prête à toutes les tortuosités pour provoquer le rire et, dans la foulée, la réflexion.

En 1994, quand est venu mon tour d'écrire sur la musique, c'était ça, mon background, où les Snuls prenaient nettement plus de place que Lester Bangs et Yves Adrien. Je ne désirais pas provoquer, je voulais surtout bien faire et bien faire, vu tout ce que j'avais lu, c'était donc pratiquer la pignolade. Dès les premières lignes sorties dans RifRaf, cela a généré du remous. Je pensais assez innocemment que les gens avaient tous le recul nécessaire, le même genre d'attentes et d'envies pour bien appréhender ce que je pondais, mais ce n'était pas vraiment le cas. J'ai vite découvert que beaucoup de lecteurs n'attendaient au fond qu'un service basique et pas une suite de cabrioles : savoir si un disque est sorti, s'il est bon ou mauvais, qui joue dessus, etc... Pire, pour certains, rire des trucs qu'ils apprécient revient à ricaner de la taille de leurs zobs, charrier leur identité, rabaisser leur sentiment de différenciation des masses. Dézinguer leurs rêves à la sulfateuse.

Quand j'ai pris conscience que ce j'écrivais provoquait ce genre d'idiotes outrances, loin de me faire changer mon fusil d'épaule, cela m'a donné envie d'y aller vraiment à fond les ballons. Parce que c'est mon type d'humour et que j'aime propager le rire. Mais aussi parce que j'estime que l'exagération et la satire sont parmi les meilleurs chemins pour mener au recul, à la réflexion et à l'émancipation envers certains codes (qui ont dans la musique toujours été chiants et stupides au possible : l'electro n'est pas de la musique, le rap est mort dans 5 ans, les Smiths c'est pour les pédés, ce genre...)

C'étaient les années 90 et quand on publiait à cette époque des trucs dans les magazines, on n'avait pas forcément de retour. On entendait des rumeurs de big ups ou de volontés de cassages de gueules, on recevait parfois une lettre d'insultes mais en gros, ce qu'on écrivait, on en discutait au mieux entre potes ou en réunion de rédaction mais pour ainsi dire jamais avec les lecteurs. Puis est venu le web et toute l'enroule des commentaires spontanés sous les textes publiés on-line. Contrairement à beaucoup d'autres, je n'ai jamais cru que cela révolutionnerait quoi que ce soit. J'ai même dès le départ considéré que c'était un gadget à double tranchant : très chouette quand il s'agit de dénoncer des escroqueries médiatiques mais nettement plus sujet à caution quand, sans modération, n'importe qui se permet de publier n'importe quoi et que ce n'importe quoi, à force d'être partagé, linké et répété sans vérification, en vient à obscurcir la vérité.

Insultes, menaces, tentatives d'intimidation, ragots comme quoi je serais en passe de perdre mon job... Le lynchage sur la page du Brussels Summer Festival (lien au post précédent) m'amuse nettement plus qu'il ne me tracasse. C'est du troll anecdotique, particulièrement mongolien de la part de certains. Il me confirme ce que je pense depuis longtemps : qu'un véritable boulot critique, léger et marrant, à la française, n'est pas attendu, ni désiré, en Belgique, où une grosse majorité de veaux marins s'attend surtout à voir confirmés leurs propres emballements, la prose du journaliste servant juste idéalement de cachet « bon pour le service ». Je pense que cela explique cette tendance à ne plus jamais prendre position dans les médias, sauf quand il s'agit de tirer de temps à autre sur une ambulance pour donner bonne conscience à son éthique en toc. En 2012 comme en 1994, moi, ça me fait pisser de rire et cela me pousse à en rajouter 35 tonnes, clin d'oeil love-love à tous ceux qui apprécient (une bonne petite armée, tout de même) et impression hautement jouette de passer un bâton sur les barreaux de la cage où s'enculent tous les autres.

N'en demeure pas moins que toutes ces conneries, tous ces gens qui partent en vrille au quart de tour, tous ces types qui m'insultent dès la deuxième ligne sans même savoir qui je suis, ces autres crétins qui prétendent savoir des choses sur moi alors qu'ils flottent dans leur fange à 25 plaques de là, tout cela donc, ne donne tout de même pas une très belle image de l'humanité contemporaine. J'en suis là suite à un article sur un festival de vieilles gloires sur le retour, rien de grave, on se marre bien. Je rigole par contre nettement moins quand le même genre d'emballements populaires, irréfléchis et total western suit un article sur la libération de Michèle Martin, l'Islam, les Juifs, le 11 septembre, l'Iran ou la burqah. Car c'est bien le même élan qui allume la mèche. Et au bout de la mèche, je ne pense pas être le seul à craindre qu'il y ait un jour plutôt prochain la police de la pensée et les camps de concentration. Tout simplement, très sincèrement, totalement cash. Godwin but you lose. 

PS : Bande de nazivereirs!!!
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mercredi 18 juillet 2012

POINTS PAR POINTS


(work in progress, suggestions bienvenues...)

Le Point Godwin
Dans une discussion animée sur le web, se dit d'une comparaison plutôt foireuse impliquant les nazis et Adolf Hitler.
Exemple : Von Ribbentrop, t'es vraiment rien qu'un gros faf, spèce de sale nazi.

Le Point Godwin Royal de Noël. 
Depuis décembre 2012, se dit d'un discours royal qui s'aliène quasi la moitié d'un pays. Mélange de fuck off, de chant du cygne et de gagatisme avancé.
Exemple : Continuez à voter pour ces labbekaks et dans 15 ans, on parque les Francophones à Walibi.

Le Point Geldof
Lors d'une discussion sur la misère et la pauvreté, se dit du moment où quelqu'un compare le contexte local à la situation de famine en Afrique.
Exemple : Bien sûr, c'est triste mais c'est tout de même beaucoup moins grave que ce que vivent les tinenfants en Somalie ou au Darfour.

Le Point Pulvar
Se dit du moment où quelqu'un attaqué sur sa légitimité et ses capacités à mener à bien un projet rabaisse les critiques à du simple racisme et/ou à du machisme plus ou moins conscient.
Exemple : Je n'ai pas merdé avec Sébastien Tellier, je n'ai pas merdé avec Martin Solveig ! Vous ne dites cela que parce que je suis noire et que cela vous dérange de voir une femme noire questionner la légitimité artistique d'hommes blancs ! 

Le Point Didjé
Sur Twitter, en Belgique francophone, se dit du moment où l'intervenant fait un point météo dans un contexte ne s'y prêtant guère.
Exemple : Nous envisageons de bombarder les troupes de Bachar El Assad mais la vraie nouvelle, c'est que le soleil brille enfin à Liège et à Uccle.

Le Point Manaudou
Se dit du moment où l'influence des jeux vidéo est mise en cause pour expliquer la propagation de la violence.
Exemple : Je suis convaincue que Marc Dutroux jouait à Galaga et Q-Bert dans sa jeunesse.

Le Point Mouloud
Se dit du moment où quelqu'un compare le nombre de morts d'un attentat en occident à celui causé par la politique étrangère américaine en Afrique ou dans le monde islamique.
Exemple : Et les drones, ils tuent combien de gens par jour dont on n'entend jamais parler? 

Le Point Twittos
Se dit du moment auquel un échange de bonnes blagues en mode public sur les réseaux sociaux est caviardé par l'apparition d'un Twittos sorti de nulle part, nullement invité à participer, et qui impose ses gênantes nullités.
Exemple : Vous connaissez le point Maingain?

Le Point Beigbeder
Se dit du moment où quelqu'un se fait virer d'une entreprise après avoir écrit qu'elle fabriquait des nullités.
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samedi 28 avril 2012

JIMBO


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mercredi 4 avril 2012

ALL TOGETHER NOW!



Le principe : résumer un classique du cinéma par son pitch le plus basique et de préférence drôle, voire trompeur. Quelques jours de démocratie participative et puis, compilation et best of un de ces quatres chez The Comedy Office. Vous pouvez vous lâcher ici ou sur Facebook...

Mi-bite, mi-cafard, il fout le souk dans un vaisseau spatial où il est permis de fumer.

Il manque de baiser sa soeur, son père est une ordure et son meilleur pote a été transformé en glaçon. Il n'ose pas être vénère de peur de devenir vraiment méchant.

Jeune puceau, il rêve de lapins et d'accidents d'avion.

Un employé du secteur tertiaire se prend pour Brad Pitt, se suicide et fait sans doute s'écrouler le système bancaire dans la foulée.

C'est Medal of Honor avec Tom Hanks.

C'est un encoulé qui encoule tous les encoulés de cette encoulée de sa mère de Miami Beach. T'entends, encoulé ? Je t'encoule.

Chef, on a retrouvé le caméscope d'un gros geek qui a continué de filmer jusqu'à ce qu'on lâche la bombe sur Central Park.

C'est un mec qui tue des jeunes et se fout de la gueule d'un dessinateur de cartoons, d'un journaliste alcoolique et d'un flic à noeud papillon pendant plus de 20 ans.

Ce con de flic a vraiment TOUT gobé.


On va aller dans ton rêve mettre trois autres rêves et si ça ne marche pas, le Niaouké sera tout vieux à la fin.

J'ai peut-être pas l'air bien méchant avec ma petite gueule, mon cure-dent et ma veste de gitan mais les mecs, je vous promets, faites pas chier ou ça va être le festival de la saucisse.

La fille est bonne mais la mère couche, ELLE!
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dimanche 1 avril 2012

LA FRITE GOES TO HOLLYWOOD

Après notamment ceci, voici une autre de mes contributions à The Comedy Office, site désormais en phase de beta-testing. Ma pomme au concept, my good pal Magic Magyar Matyas New Brol Order à la technique, voici un aperçu de la carrière à venir de Jérémie Renier. 

Acteur perfectionniste, véritable Robert De Niro du plat pays, Jérémie Renier brille en ce moment de 1000 ampoules de salle de bain dans le rôle du regretté Claude François. Tout donner, rien lâcher, le succès de ce film barracuda promet au jeune acteur belge de 31 ans une carrière internationale énormissime, la profession ne pouvant désormais plus se passer de ce talent formidable, de ce mental trop fort, qui lui permettent d'adopter le physique, la coiffure et le look de personnages connus jusqu'à la confusion mimétique la plus complète. Plus que de simples rôles, ce sont de véritables performances que nous livre le pétillant blondin et en totale exclusivité mondiale pour The Comedy Office, voici les 5 projets les plus palpitants auxquels est en ce moment attaché celui que l'on surnomme aussi déjà La Frite.








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mardi 20 mars 2012

LES ZOZIAUX SONT DES CONS

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dimanche 18 mars 2012

ALL YOU NEED IS LOVE


"The Spui, at midnight each Saturday, suddenly became the popular centre for everyone who was bored. And everyone is bored. The real importance of The Spui scenes was that they broke the system of isolation, based on permanent movement, characteristic of modern urban control -to rule, divide- and succeeded to a large extent in turning a public space in the middle of the city into a small uncontrolled enclave of freedom. This vortex rapidly grew in together all the city's dissident, bored and aggressive elements. (Beatniks, pleiners, nozems, teddy boys, blousons noirs, gammler, raggare, stiljagi, mangupi, mods, students, artists, rockers, delinquents, anarchists, ban-the-bombers, misfits... those who don't want a career, who lead irregular lives.)"

Heatwave, 2 (1967), cité par Jon Savage dans England's Dreaming (Faber & Faber, édition 2005)
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mercredi 7 mars 2012

L'AIGREFIN DE LA PALETTE GRAPHIQUE

Quand je pense aux métiers d'escrocs, ne me viennent jamais en tête les visions de gros bonnets, de banquiers, de politiciens. Je visualise plutôt le menu fretin : les agents immobiliers, les vendeurs de forfaits téléphoniques, les restaurateurs de coins touristiques. Je ricane aussi des concepteurs de jaquettes de films à la location. Ces mecs sont prêts à tout, vraiment. Il y a des articles entiers à écrire sur les énormités dégottables sur les pochettes de VHS, de DVD et autres Blu-Ray : acteurs « vus » chez Tarantino (15 secondes!), critiques dythirambiques complètement inventées, chipotages variés pour faire passer une série B pour la suite d'un carton au box-office. Cette dernière option a été suivie au moment de revendre Retreat sur le marché vidéo, un modeste thriller irlandais où l'on se demande tout le film si Jamie Bell, Thandie Newton et Cillian Murphy, trio isolé sur une petite île écossaise, sont en train d'échapper à une pandémie mondiale ou non. Virus, Cillian Murphy, militaire aux cheveux rasés avec du sang sur le visage... Boum ! Au moment de conceptualiser la pochette, on s'est dit qu'avec un logo bactériologique derrière le titre et le nom de Cillian Murphy au-dessus de la tronche de Jamie Bell ensanglanté (à qui ressemble drôlement Murphy durant une bonne partie de 28 Days Later), il y aurait bien quelques corniauds pour penser que Retreat est plus ou moins une suite, un reboot ou un rip-off à la franchise 28 Days/Weeks/Months Later. Ces films n'ont bien évidemment rien à voir. Retreat se rapproche sur le fond plus des Chiens de Paille que de la science-fiction apocalyptique et, c'est amusant, la pochette française semble justement faire référence au classique de Sam Peckinpah, où Dustin Hoffman y menaçait aussi pas mal son entourage au tromblon. Mais ça, c'est une enroule moins évidente et, de toutes façons, ces scènes là sont vraiment dans le film !

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lundi 5 mars 2012

LES REVES DE PRISUNIC

L'autre après-midi, je me suis endormi devant une rediffusion de Top-Chef et quand je me suis réveillé, sur Facebook et Twitter, ça ne parlait plus que de The Voice. Drôle d'ambiance « zorglondes », 15 Million Merits tout ça, et même si je ne rejette pas en bloc la télé-réalité (Kitchen Nightmare = über LoL), le genre Top-Chef et The Voice, cela ne me fait pas rire du tout. Le parallèle est peut-être un rien tortueux, peut-être pas, mais je ressens pour cette merde le même rejet que celui que j'éprouve pour les films hollywoodiens de l'époque à Ronald Reagan. Les vieux Tom Cruise, Rocky, Red Dawn, toutes ces vieilles crottes de droite au scénario bien néanderthalien. Si on gratte un peu, j'ai bien l'impression que les valeurs glorifiées par cette quasi-propagande old-con sont en fait identiquement les mêmes que celles de l'actuelle télé-réalité la plus sarkozyste. The best of the best of the best, Sir ! L'accomplissement par l'effort. Travailler dur pour gagner le droit de travailler plus dur encore. Remonter le rang jusqu'à la première place et... s'arrêter là. Ouais, c'est ça, le truc, en fait. Tous ces candidats désirent être les premiers du rang mais jamais en sortir. Se contenter d'un rôle de petit contre-maître, de manchabal du système. J'aime bien la fight et le darwinisme social mais quand on s'y pique, by my book, il faut viser la position de Galactus, du Foetus des Etoiles, d'Hugh Heffner. Pas le CDD de bon petit soldat de l'industrie chansonnière et encore moins la place de roitelet des brasseries bourgeoises prêt à être balayé au premier contrôle fiscal. Derrière toute scénarisation et mise en scène, il y a un message et celui de Top-Chef, The Voice et plus généralement Endemol, pue, parce qu'il ne glorifie que la vie la plus besogneuse. Et les rêves de Prisunic, comme disait l'autre. 

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jeudi 1 mars 2012

THE AVENGERS 2013

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mardi 31 janvier 2012

COME OUT AND PLAY


THE COMEDY OFFICE : un nouveau terrain de jeu pour petits et grands comiques.

Nouveau terrain de jeu pour talents frondeurs, THE COMEDY OFFICE (TCO) recherche des auteurs, des vidéastes, des illustrateurs et des chroniqueurs désireux d'affuter leurs talents sur un site d'humour à nul autre pareil.

The Comedy Office (TCO) est un site francophone d'humour qui se désire en totale rupture avec une certaine norme du genre, se réclamant à sa façon héritier de l'esprit « Canal+ » des premiers jours, de modèles américains tels que Cracked.com et du stand-up jusqu'au plus corrosif. S'ambitionnant véritable label, TCO se veut une plateforme de diffusion de talents dans tous les domaines touchant de près ou de loin à l'humour le plus pointu. TCO bénéficie de l'appui de la société de production Kings of Comedy et du Festival Juste Pour Rire, qui lui garantissent un encadrement professionnel.

La ligne éditoriale est articulée autour de 3 axes : diffusion de contenu présent sur d'autres plateformes (sous-titrages de contenus anglophones, notamment), contenu généré par les utilisateurs et contenu produit par une équipe de pigistes plus ou moins réguliers. Les sujets traités sont aussi variés que l'actu, le cinéma, la critique tant bien culturelle que sociale, les jeux, la hi-tech, des news, des reportages, des parodies... Les participations sont dans un premier temps bénévoles, encadrées par une rédaction en chef chargée de donner une impulsion au site ainsi que de centraliser et optimaliser les collaborations.

TCO table sur un accroissement rapide de sa visibilité et de son expansion. Présent sur les réseaux sociaux, doté d'un forum, accompagné d'une billetterie et d'un e-store avec des créations originales (t-shirts, mugs...), il promet dans un premier temps un enthousiasme et un bouillonnement de tout instant ainsi qu'une lutte constante contre la morosité. Avant de régner sur le monde. Destinée à un nombre limité de testeurs, une version beta du site sera disponible dès le mois d'avril 2012. Le lancement officiel et public du site est quant à lui prévu pour le mois de septembre 2012.

Projets, propositions, collaborations sont à adresser à :

Dimitris Kapakoulakis : responsable de projet

Serge Coosemans : rédacteur en chef

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