lundi 5 mars 2012

LES REVES DE PRISUNIC

L'autre après-midi, je me suis endormi devant une rediffusion de Top-Chef et quand je me suis réveillé, sur Facebook et Twitter, ça ne parlait plus que de The Voice. Drôle d'ambiance « zorglondes », 15 Million Merits tout ça, et même si je ne rejette pas en bloc la télé-réalité (Kitchen Nightmare = über LoL), le genre Top-Chef et The Voice, cela ne me fait pas rire du tout. Le parallèle est peut-être un rien tortueux, peut-être pas, mais je ressens pour cette merde le même rejet que celui que j'éprouve pour les films hollywoodiens de l'époque à Ronald Reagan. Les vieux Tom Cruise, Rocky, Red Dawn, toutes ces vieilles crottes de droite au scénario bien néanderthalien. Si on gratte un peu, j'ai bien l'impression que les valeurs glorifiées par cette quasi-propagande old-con sont en fait identiquement les mêmes que celles de l'actuelle télé-réalité la plus sarkozyste. The best of the best of the best, Sir ! L'accomplissement par l'effort. Travailler dur pour gagner le droit de travailler plus dur encore. Remonter le rang jusqu'à la première place et... s'arrêter là. Ouais, c'est ça, le truc, en fait. Tous ces candidats désirent être les premiers du rang mais jamais en sortir. Se contenter d'un rôle de petit contre-maître, de manchabal du système. J'aime bien la fight et le darwinisme social mais quand on s'y pique, by my book, il faut viser la position de Galactus, du Foetus des Etoiles, d'Hugh Heffner. Pas le CDD de bon petit soldat de l'industrie chansonnière et encore moins la place de roitelet des brasseries bourgeoises prêt à être balayé au premier contrôle fiscal. Derrière toute scénarisation et mise en scène, il y a un message et celui de Top-Chef, The Voice et plus généralement Endemol, pue, parce qu'il ne glorifie que la vie la plus besogneuse. Et les rêves de Prisunic, comme disait l'autre. 

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